Nous travaillons main dans la main avec nos partenaires afin de conserver la biodiversité au bénéfice de l’être humain et de la nature. Voici quelques partenaires qui ont été une grande source d’inspiration ces dernières années.

Urs et Christine Breitenmoser, KORA

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Urs et Christine Breitenmoser, couple dans la vie et au travail, œuvrent en faveur de meilleures recherches scientifiques et de la conservation du lynx eurasien dans les Alpes. Ils se sont rencontrés lors d’un voyage ornithologique dans les années 1980, et ont vite pris la mesure de leur complémentarité.

« Urs est la tête et je suis le moteur ! Alors que lui a une pensée très stratégique, j’essaie de trouver le moyen de réaliser ses idées. »

Les débuts
Lorsqu’Urs commence son Master sur le lynx eurasien à l’université de Berne, en 1983, l’écologie de la faune sauvage n’en est encore qu’à ses débuts. Et jamais il n’aurait imaginé qu’il étudierait cet animal toute sa vie ! Il rencontre Christine, et voit en elle la compagne idéale. Peu après leur mariage, ils vont vivre dans une cabane au nord du Canada où ils font, pendant deux ans, des recherches appliquées sur le lièvre d’Amérique et le lynx. À leur retour en Suisse, ils fondent l’organisation KORA.

Passion, patience et excellence
Les recherches d’Urs et Christine se distinguent par leur qualité scientifique, ainsi que par l’étude des effets à long terme de la réintroduction des carnivores dans le paysage. La présence de ces grands prédateurs peut radicalement modifier et profiter aux écosystèmes, mais les effets mettent du temps à apparaître.

« Il faut de la passion et beaucoup de patience – même si nous savons bien qu’une vie ne suffira pas. Néanmoins, nous sommes très fiers d’avoir pu inciter les jeunes du monde entier à agir en faveur de la conservation des félidés. »

Changer les cœurs et les esprits
Le paysage des carnivores du 21e siècle n’est plus sauvage et gérer l’interaction des prédateurs avec des communautés habituées depuis longtemps à leur absence est au cœur de la mission de KORA, dont l’objectif ultime est de conserver ces créatures magnifiques.

« La réapparition du lynx et des loups est un phénomène incroyable. Il est tout à fait possible de gérer les conséquences pratiques de leur intégration avec les populations, mais le plus grand défi est de changer les cœurs et les esprits et de faire accepter ces animaux autrefois diabolisés. »

Angelika Abderhalden-Raba, Fundaziun Pro Terra Engiadina

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La simplicité est parfois – voire toujours, diront certains – gagnante. Angelika Abderhalden-Raba, qui a participé à la création de la Fondation Pro Terra Engiadina en 2009, est l’illustration vivante de cette maxime. L’objectif d’Engiadina est de protéger la richesse naturelle et culturelle de la vallée de la Basse-Engadine, en Suisse.

« Engiadina rassemble les populations concernées par un projet pour trouver des solutions et agir. Notre approche est celle du bon sens commun, nous essayons de trouver une langue commune et de nous appuyer sur la confiance mutuelle. »

Les anciennes terrasses
Au cœur des Alpes rhétiques, à l’est de la Suisse, la vallée de l’Engadine est peuplée de petites communautés, et se caractérise par des prairies verdoyantes et un climat sec et ensoleillé. Angelika la découvre pour la première fois en 1989, lors d’un voyage d’étude à Ramosch sur la culture et la biologie des anciennes terrasses céréalières. Établie à Zernez, Angelika travaille dorénavant comme consultante en charge de la planification, et s’occupe d’Engiadina pendant son temps libre.

« Je suis fascinée par la synergie. Il y a tellement de projets et d’initiatives similaires – il nous paraît donc logique de partager toutes les connaissances et l’information que nous avons. »

Initier le changement puis passer le relai
Pour Angelika, la connexion est le maître-mot – du moins tant que celle-ci se fait au bénéfice des populations et de la nature. La Fondation Pro Terra Engiadina est une plateforme où toute personne ayant un intérêt dans la vallée – exploitant agricole, entreprise, canton, office de tourisme, ONG, Parc national suisse – se retrouve pour concevoir ensemble un futur durable, qui profite à la fois aux populations et à la vie sauvage.

Forte d’une expertise dans les domaines de la conservation, de la planification et de la gestion des ressources naturelles, ainsi que d’un accès à la technologie sophistiquée des bases de données géoréférencées, la Fondation Engiadina est devenue un acteur de poids pour les décisionnaires et les communautés. Le travail actuel mené avec le WWF sur la bonne gestion de l’eau traduit l’esprit d’Engiadina et la philosophie simple d’Angelika : initiation et impulsion.

« Nous avons organisé un atelier sur la gestion globale de l’eau, et aujourd’hui l’administration de l’Engadine a pris le relai. C’est ainsi que cela doit fonctionner. Nous sommes heureux de proposer une idée, d’utiliser nos contacts, puis de nous retirer après avoir impulsé l’idée. »

Tendre le bras, travailler ensemble
Il est également essentiel de promouvoir les vertus de la vallée au-delà de ses frontières auprès des touristes et des entreprises. Les journées « Nature Active » d’Engiadina, réalisées en partenariat avec le WWF, renforcent l’esprit d’équipe tout en offrant une expérience sur le terrain. Il peut s’agir par exemple d’aider les agriculteurs à réparer des murs en pierres sèches, ou de nettoyer des prairies – tout cela grâce à une production locale diversifiée.