Nous travaillons main dans la main avec nos partenaires afin de conserver la biodiversité au bénéfice de l’être humain et de la nature. Voici quelques partenaires qui ont été une grande source d’inspiration ces dernières années.

Pieter Depous, Bureau européen de l’environnement

pieter_de-pousSi votre vie dépendait des résultats d’une négociation politique de l’Union européenne, nul doute que vous voudriez avoir Pieter Depous, Directeur des politiques du Bureau européen de l’environnement (BEE), de votre côté. Esprit brillant, habile politique, excellent stratège et fin connaisseur des politiques européennes, c’est un acteur de poids sur la scène bruxelloise.

Pieter obtient un master de l’université de Wageningen en Sciences de la forêt et de la conservation où, entre autres, le réalisateur Ruben Smit lui fait découvrir l’écologie. En 2005, il rejoint le BEE avec pour mission de garantir la prospérité et la paix en se basant sur un environnement en bonne santé.

Le concept de circularité

Pieter a joué un rôle essentiel dans la politique de l’UE sur l’économie circulaire. Il aide en effet les parties concernées à s’orienter sur le terrain politique complexe qui entoure la Commission Juncker actuelle.

« Avec nos membres et certains acteurs éclairés comme Unilever, nous avons exercé une forte pression pour garantir que le programme d’utilisation efficace des ressources initié par la précédente Commission ne soit pas abandonné. »

Face aux pressions intenses de la société civile, d’entreprises innovantes, du Parlement européen et d’États membres, la Commission a promis des mesures encore plus ambitieuses sur la conception des produits et la circularité. La proposition devrait voir le jour en décembre 2015 et Pieter et BEE font tout leur possible pour garantir des résultats.

« Je m’inquiète du retour du vieil antagonisme entre économie et environnement. La voix de la nouvelle économie doit se faire entendre afin de faire éclore le potentiel de l’éco-design intelligent et d’obtenir de réels changements. »

Élever le niveau
Il est parfois nécessaire d’élever le niveau de jeu et Pieter considère l’impératif international créé par les Objectifs de développement durable et l’accord très attendu sur les changements climatiques comme un moyen de façonner la politique européenne.

« Les attentes de la communauté internationale et du public sont très élevées et la conférence de Paris pourrait nous aider à déclencher des changements réels. C’est pourquoi nous faisons vraiment pression auprès des pionniers de l’industrie et des gouvernements pour obtenir des résultats. »

Mark Campanale , James Leaton and Anthony Hobley , Carbon Tracker Initiative

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Mark Campanale (Fondateur), James Leaton (Responsable de la recherche) et Anthony Hobley (Directeur général) sont des spécialistes de la « rupture créative ». Ils ont réussi à convaincre et à imposer leurs idées dans la pensée collective de la communauté financière mondiale là où de nombreuses personnes avaient échoué. Leur organisation Carbon Tracker – un groupe de réflexion financier indépendant et à but non lucratif – a été créé en 2009 pour répondre à une question fondamentale au cœur du lien entre finance, énergie et climat : quelles quantités de réserves d’énergies fossiles les entreprises cotées en bourse possèdent-elles, et que se passera-t-il lorsque ces réserves seront toutes brûlées ?

« Nous avons constaté le paradoxe d’un secteur financier où les gestionnaires de risques étaient pléthores mais restaient incapables, devant l’accumulation de preuves des changements climatiques anthropomorphiques, d’identifier le plus gros risque auquel nous faisons face, et continuaient à investir toujours plus dans les énergies fossiles. »

La bulle carbone
En réponse, James Leaton a analysé les données disponibles de 200 entreprises sur les réserves d’énergies fossiles, et a ainsi rédigé en 2011 l’analyse fondatrice de Carbon Tracker : Unburnable Carbon: Are The Markets Carrying A Carbon Bubble? [Carbone imbrûlable : les marchés soutiennent-ils une bulle carbone ?]. Le rapport conclut que les réserves d’énergies fossiles de la planète s’élèvent à un équivalent de 2 795 gigatonnes de CO2. Cependant les experts climatiques estiment que seuls 565 gigatonnes, soit environ un cinquième, peuvent être émis dans l’atmosphère si nous voulons éviter des changements climatiques dangereux.

Un nouvel air du temps
L’étude phare de Carbon Tracker a rapidement fait parler d’elle. Bill McKibben la présente dans Rolling Stones Magazine comme « les nouveaux calculs terrifiants sur le réchauffement climatique ». Carbon Tracker venait d’insuffler un nouveau courant, un nouvel « air du temps » qui changeait la donne, en associant des recherches faisant autorité à une communication bien ciblée pour frapper les esprits d’un large public. Ils remportent en 2014 le prix Guardian de l’innovation pour leur talent à communiquer autour de la durabilité. Leur nouveau vocabulaire pour le changement est dorénavant omniprésent : une « bulle carbone » pleine de « carbone imbrûlable » signifie que sans une transition harmonieuse vers une économie à faible émission de carbone, les entreprises d’énergies fossiles, puis les investisseurs, perdront des milliers de milliards de dollars en actifs échoués.

Le début de la fin
Les réponses de géants du secteur pétrolier ne se sont pas fait attendre. Mais pour Carbon Tracker, il s’agit du début d’une transformation radicale du marché.

« Les marchés doivent refléter les risques de façon exacte, et les investisseurs doivent remettre en cause un modèle économique dépassé. Nous voulons pouvoir dire aux générations futures que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour inventer un nouveau modèle. »